Les leçons retenues au cours des 15 dernières années

Par Robert Flynn < rflynn@uOttawa.ca >

Le CRSÉC a trois buts : contribuer à la mission générale de l’Université d’Ottawa, générer et transmettre la connaissance par l’entremise de recherche appliquée, et développer les capacités des agences communautaires avec lesquelles il collabore dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des services sociaux.

Dans la poursuite de son premier objectif, le CRSÉC essai d’aligner ses activités avec les quatre objectifs stratégiques énoncés dans le plan stratégique de l’Université d’Ottawa, Destination 2020, c’est-à-dire, 1) une expérience étudiante riche et inspirante, 2) l’excellence de la recherche, 3) la promotion du bilinguisme et de la langue et la culture française, 4) la formation des leaders par l’internationalisation.

Ces objectifs, et en particulier les deux premiers, forment une base sur laquelle nous pouvons bâtir notre réflexion sur les leçons retenues par les professeurs, les chercheurs et les étudiants au cours des 15 dernières années (2000 – 2015).

L’expérience étudiante

En qui concerne la contribution du CRSÉC à une « expérience étudiante riche et enrichissante », nous avons appris des étudiants prédiplômés, diplômés et postdoctoraux, accueillis au fil des ans, que le temps passé au CRSÉC avait été un moment fort de leur carrière étudiante que ce soit en recueillant des données de thèse, en participant à des stages pratiques, ou en publiant leurs résultats dans le cadre de projets de recherche appliquée ou d’évaluation.

Deuxièmement, le CRSÉC a servi de véhicule pour que les professeurs, les employés et les étudiants puissent concrétiser leur engament à la lutte pour le bien-être des enfants et des adultes à risque d’itinérance, de mauvais traitement ou d’autres formes d’exclusion sociale. Troisièmement, nous avons appris qu’une expérience « concrète » de recherche ou d’évaluation semble favoriser un climat de mentorat et des relations positives qui profitent également aux employées, aux étudiants et aux professeurs. Enfin, les étudiants inscrits à des programmes avec une composante professionnelle importante – comme la psychologie clinique ou l’éducation – font souvent la remarque que leur implication en ce qui touche aux programmes, aux agences, aux provinces, ou même à l’échelon national ou international fut un complément pratique et analytique valable au microcontexte habituel, axé sur l’individu, de leur formation professionnelle.

L’excellence en recherche

En ce qui a trait à l’excellence de la recherche, nous avons appris qu’un centre de recherche comme le CRSÉC peut avoir un effet de levier modeste, mais essentiel pour l’Université d’Ottawa. Par exemple, en 2014-2015, les 8 professeurs attitrés du CRSÉC ont généré 1,659,470 $ en subventions et en contrats sur la base d‘un investissement de 92,000 $ de nos facultés partenaires (Sciences sociales et Éducation) et du bureau de la Vice-rectrice à la recherche.

Deuxièmement, ces mêmes 8 professeurs ont dirigé, la même année, quatre étudiants postdoctoraux, trente candidats au doctorat et neuf candidats à la maîtrise. Avec l’aide de leurs étudiants et des employés du CRSÉC, ils ont produit plus de trente articles évalués par des pairs, deux livres, neuf chapitres de livre, quinze rapports techniques, vingt-neuf présentations de conférences en plus d’obtenir treize mentions et six entrevues dans les médias. Si on devait comptabiliser les contributions à la recherche des vingt-huit chercheurs principaux et des quatorze chercheurs affiliés du CRSÉC, le total serait encore plus élevé.

Troisièmement, nous avons retenu que les nombreuses collaborations du CRSÉC avec des agences communautaires sont mutuellement bénéfiques. Les agences ont démontré une plus grande appréciation des mérites de la recherche appliquée et de l’évaluation pour améliorer les services, et le CRSÉC a donné une plus grande visibilité à l’Université d’Ottawa dans le domaine des services communautaires, en particulier aux personnes défavorisées, que celle à laquelle elle aurait normalement pu prétendre.

Quatrièmement, en tant que centre parrainé par la Faculté des sciences sociales et par la Faculté d’éducation, et en tant que point de ralliement pour plusieurs facultés de l’Université (Éducation, Sciences sociales, Arts, Gestion, Sciences de la santé et Médecine), hôpitaux d’enseignement et autres universités, nous avons constaté les bénéfices de la collaboration interdisciplinaire. Parallèlement, nous avons découvert que les structures universitaires, axées sur les facultés, rendent l’interdisciplinarité difficile alors que dans le cadre de Destination 2020 elle est perçue comme un catalyseur pour l’innovation.

La cinquième leçon est que la contribution du Centre en ce qui concerne la recherche, la formation et l’interdisciplinarité serait probablement plus reconnue si le CRSÉC – et les autres centres similaires - avaient un rôle défini et une présence accrue lors des délibérations et des processus décisionnels de leurs facultés partenaires.

Bilinguisme

Je veux aussi mentionner (sans trop élaborer à cause des limites d’espace) ce que le CRSÉC a retenu de ses activités liées aux objectifs 3 et 4 de l’Université d’Ottawa. Pour ce qui est de la « promotion du bilinguisme et de la langue et la culture françaises », nous avons appris que la capacité qu’ont les professeurs attitrés du CRSÉC d’enseigner, de diriger et d’effectuer des recherches et des évaluations, tant en français qu’en anglais, est un atout important. Le bilinguisme nous permet d’enseigner des cours sur l’évaluation qui sont obligatoires ou choisis comme option par des étudiants en maîtrise ou au doctorat en psychologie, en éducation, ou dans une autre discipline. Le bilinguisme nous a aussi permis d’enseigner dans les deux langues à des étudiants à temps partiel inscrits au programme d’études supérieures en évaluation de programme offert conjointement par la Faculté des sciences sociales et la Faculté d’éducation.

Internationalisation

Enfin, en ce qui concerne la « formation des leaders par l’internationalisation », le CRSÉC a pu apprécier, en 2014-2015, la richesse que représentent les visites d’étude (incluant les colloques) des visiteurs  internationaux. Nous avons accueilli deux candidats au doctorat, un de l’Université autonome de Barcelone, en Espagne, et l’autre de l’Université Oxford, en Angleterre. Nous avons aussi reçu un chercheur distingué de l’Université de Stockholm, en Suède, ainsi qu’un professeur et un candidat au doctorat de l’Université Queen’s, Belfast, en Irlande du Nord. De plus, les professeurs, étudiants et employés du CRSÉC continuent de profiter de l’adhésion du CRSÉC à des réseaux de recherche internationaux ou à des collaborations internationales. Bien que le CRSÉC ait pris part, ces dernières années, à des projets internationaux (p.ex. recherche ou renforcement des capacités en évaluation), nous espérons étendre la portée et le nombre de nos efforts à l’avenir. Pour le moment, nous concluons ces réflexions en remerciant sincèrement nos collègues, bienfaiteurs et amis de l’Université d’Ottawa et d’une multitude d’organismes locaux, provinciaux, nationaux et internationaux pour leur soutien inébranlable au cours des 15 dernières années. Avec eux, nous envisageons l’avenir avec confiance et espoir, convaincus que le meilleur reste à venir.

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